GRRrrrr….

Le Dalai Lama a dit: “Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique. Vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir”.

Ben, il fait pas si bien dire Dalai! Parce qu’en plein automne, je suis poursuivie, que dis-je poursuivie, harcelée par un moustique en furie. Il est tellement sur-excité le gars et a ce délire fou des survivants désespérés qui savent qu’il ne leur reste que quelques heures voire quelques jours mais guère plus… Alors quitte à mourir, faisons-le dans l’excès, l’abondance et le débordement! Il faut piquer à tout va, le plus possible, le plus souvent et s’en mettre plein la panse car comme disait Brel à ce sujet… Ben je ne m’en souviens plus mais l’idée y était.

Bref, ce moustique fanatique et acharné cherche à m’emmener avec lui dans sa chute vertigineuse vers la démence. Et c’est comme ça que je me retrouve à 2h du matin (oui, enfin à 3h mais vu que c’est aussi le basculement à l’heure d’hiver et heureusement que c’est dans ce sens-là parce que vous avez une heure en plus… que vous perdez à faire la chasse au moustique donc en fait bénéfice 0…grrrrr)… C’est donc comme ça que je me retrouve à 2h du matin à sauter dans tous les sens, claquant des mains à tout va. Si quelqu’un entrait à ce moment-là, il pourrait croire que je suis en plein entrainement de flamenco tant la force que je mets à frapper ressemble à un danseur en transe des tablaos.

Tu commences par une gesticulation discrète, comme quand on t’apprend que ton petit neveu a attrapé des poux à l’école, te grattant frénétiquement et étant persuadée de sentir quelque chose, cette imperceptible chatouille provoquée par les battements d’ailes de ce moustique insupportable qui ne cesse de passer près de tes oreilles laissant ce grésillement entêtant tel une chanson de boys band des années 90.

Et quand finalement, tu réussis à l’écrabouiller, à le massacrer, à le trucider, à l’aplatir entre tes deux mains, tu ressens le pouvoir des grands hommes (et femmes bien sûr!) et t’extasies devant cette victoire implacable et tellement orgasmique.

Tu retournes te coucher, vaincue soudain par l’épuisement que seul un extraordinaire effort peut provoquer et t’endors profondément, jouissant enfin du repos de la guerrière.

Malheureusement, savez-vous ce qui est pire qu’un moustique? Plusieurs.

Car ce n’est que bien peu connaître la vicieuse attitude du moustique qui n’attaque que rarement sa proie en meute. Non! Le fourbe culicidé (ouais trop je me la pète avec mes mots savants) sait que l’épuisement et le renoncement seront toujours ses meilleurs alliés. Quand un tombe, un autre prend sa relève.

C’est pourquoi, je vous le dis, méfiez-vous toujours du moustique tapi dans l’ombre qui n’attend qu’une faiblesse de votre part pour vous assaillir.

Tout comme aux passages à niveau, on devrait apprendre aux hommes et femmes le refrain suivant: « Attention! Un moustique peut en cacher un autre! »

GRRrrrrrrrrrrrrr….

 

 

2 commentaires sur « GRRrrrr…. »

  1. il lui faut une moustique femelle, il parait que une fois qu’il a fait craccrac il meurt ,
    en tous les cas je connais les moustiques, car je suis succulente pour eux, en fait je suis hyper blanche du coup la nuit j’éclaire ! lol,

    je t’assure j’ai beau me camoufler sous les draps, non, ils arrivent a venir, comme des petits vampires

    enfin là ya plus de moustiques ici, nous sommes en automne, et je sais pas où ils sont,

    j ai quand meme bien rigoler en lisant ton billet, je compatis

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