71 ans, une face B et un caca de pigeon…

makossa-man-2-pictureBon, vous me direz que ces trois choses n’ont rien en commun… Oui, c’est aussi ce que je pensais. Enfin, jusqu’à ce matin…

Je m’explique.

En me levant ce matin, je me suis rendu compte qu’aujourd’hui mon père aurait 71 ans! C’est sans doute la période où il commencerait (enfin peut-être depuis quelques années même…) à y voir beaucoup moins bien, à radoter souvent et à nous parler de ses années de jeunesse.

Du coup, ce matin, en pensant à lui et à son anniversaire , que nous ne fêterons plus, petit moment de nostalgie. Alors, je revois des photos, et en tapant son nom sur internet, je tombe sur l’album de Manu Dibango « Makossa Man ».

Ah oui, petit rappel « historique ». 1972. Manu Dibango enregistre, sur un 45 tours, un hymne pour soutenir le Cameroun pour la coupe d’Afrique des nations. Mais pour ceux qui s’en souviennent, sur un 45 tours il faut également un titre sur l’autre côté, appelé face B. Il enregistre donc sur celle-ci « Soul Makossa », le morceau qui va le rendre célèbre partout dans le monde (aussi avec l’aide d’un certain Michael Jackson qui l’utilisera pour son titre « Wanna be starting something »).

Bref, tout ça pour vous dire que le musicien qui accompagne alors Manu Dibango à l’orgue, sur le disque et dans sa tournée américaine, eh ben c’est mon pôpa!!! 🙂

Alors résumons, on a les 71 ans, la face B….

Je reviens donc à ce matin. Après ma pause nostalgique, je me rend compte que j’ai failli oublié un rendez-vous. Callback d’un casting. Callback, c’est le terme que l’on utilise dans le métier pour dire rappel ou revoiyure ou reéxaminationage. Les gens se rappellent de vous et veulent vous revoir pour savoir si vous êtes toujours comme ils vous avaient vu… Nostalgie peut-être? Non, mais c’est drôle de se le faire croire.

Apprêtée et pomponnée, je m’en vais fraîche et pleine d’espoir, vêtue d’un magnifique pantalon blanc, vers de nouvelles aventures castingférique tout en chantonnant gaiement: « Mamaso mamasa mamasakossa… »

Quand soudain, Ô drame Ô désespoir ô volatile ennemi… Un pigeon m’extrait de ma rêverie pour me ramener dans la cruelle réalité de la vie. Il déverse sur mon immaculé pantalon, un flot, un jet, que dis-je un jet, un éclat! Enfin bref, une merde verte et granuleuse…

« Ok, pas de panique », me dis-je en essayant de contrôler ma respiration accélérée sous le coup du stress. « Qu’aurait fait MacGyver? » Oui, bon je sais c’est pas forcément la divinité la plus adaptée à ce genre de situation mais quand on panique, on a beau dire « pas de panique » ben… on panique quand même! Alors, MacGyver, il trouve toujours la solution grâce à un truc qu’il a sur lui… Voyons dans mon sac… Mon poudrier? Super pour camoufler les imperfections de mon visage mais totalement inutile et dangereux sur un vêtement de ce genre… Mon éventail? Génial pour me rafraichir de cette chaleur estivale mais le vert en séchant reste …euh… vert… voire vert foncé… Exit donc. Ma lime à ongles? Ben non, il n’y a que MacGyver pour en faire une arme nucléaire. Mon stick à l’arnica pour les bobos? pufff…. j’suis pas rendue avec cette méthode… Mais, au moment où je me laisse presque envahir par le désespoir… Bingo! Une lingette rafraichissante d’une célèbre compagnie aérienne, restée là depuis au moins un an, trouve enfin sa raison d’être! Et moi, mon calme. Et puis comme disait ma môman, rien n’arrive sans raison… Alors, pense, pense, pense…

Il est vrai que le fait de dire merde c’est comme souhaiter bonne chance. Alors était-ce pour me souhaiter bonne chance que ce pigeon, ne pouvant me parler directement, a joint le geste… ben au geste?

En même temps, je ne suis pas particulièrement ami avec ce pigeon, j’ai même plutôt tendance à les faire fuir moi ces bestioles-là…

Mais, soyons fous! Ne serait-ce pas mon père incarné dans ce pigeon? Enfin, non, pas vraiment ça, mais plutôt qu’il se servirait du pigeon comme mode de communication pour me dire quelque chose? Ben oui! Depuis l’au-delà, il y en a qui sont super fortiches pour envoyer des messages clairs via des super canaux, genre mots qui s’affichent sur le miroir ou téléphone qui sonne sans arrêt ou petite fille somnambule qui parle les yeux révulsés et tout et tout… Et puis, faut dire que mon père, bien qu’excellent pianiste, était assez peu doué en communication… Alors oui, ça colle! Et pas que sur mon pantalon blanc!

Et voilà comment trois éléments qui n’ont a priori rien à voir, ont en fait euh… tout à voir! Ou presque!

Oui mais en attendant, on fait partir comment une merde de pigeon sur un pantalon blanc?

P.S. : Sur la photo, mon papa c’est le deuxième en partant de la gauche! 😉

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