Liebster Award!!!

Ouais!!! Trop de la chance! Liebster Award!!!Je viens d’y être nominée par Asfree18 du blog Fleur de flocons et comme j’aime, que dis-je,  j’adÔre les défis, ben je m’y colle avec plaisir! 🙂

Mais c’est quoi ce truc, me direz-vous? Alors c’est simple, c’est un petit jeu entre blogueurs et blogueuses (où il n’y a rien à gagner sinon à s’amuser et c’est déjà pas mal, non?) qui consiste à se dévoiler un peu (mais vous n’aurez quand même pas mon tour de taille, ah ça non! Jamais!) et, par la même occasion, faire découvrir d’autres blogs peu connus (moins de 200 abonnés). Les règles du jeu sont assez simples:

  • Citer la personne qui nous a nominé et mettre le lien de son blog (check!)
  • Dévoiler 11 secrets à propos de nous (euh…vous êtes sûr?…Bon alors accrochez-vous!)
  • Répondre aux 11 questions posées par la personne qui nous a nominé (pas toujours évident…)
  • Nominer 11 blogs qui nous ont charmés, mettre leur lien dans notre article, les en informer et leur poser 11 questions.

Bon, vous avez vu c’est pas très compliqué! Alors lançons-nous et comme dirait l’autre: « C’est parti pour un tour, roulez, roulez jeunesse! Le prochain tour est à l’envers! »

Ma vie, Mon oeuvre en 11 points…

  • Quand j’étais petite, je vivais dans un village paumé en Provence, dans une maison qui était un ancien corps de ferme, aux murs pas très droits mais très épais, ce qui fait qu’on pouvait mettre la musique à fond le dimanche et s’égosiller sans déranger les voisins.
  • A cette époque, je voulais aussi devenir chirurgien. Puis un jour, mon cousin chirurgien m’a emmené au bloc opératoire… Ça a été une révélation: BEURKKKK!
  • Je n’ai plus d’animaux aujourd’hui mais dans ma maison pas droite j’ai vécu avec 7 chiens, 3 chats, 1 perroquet du Gabon, 3 tortues de Floride, 1 couple de chèvres naines, 1 chèvre taille standard et 3 couleuvres de Montpellier (pas forcément tous en même temps, heureusement!). Les gens nous appelait le zoo et régulièrement on nous amenait des animaux perdus.
  • Après chirurgien, j’ai voulu être pâtissière mais les profs n’ont pas appuyé ma candidature en disant que « j’avais trop de capacités pour aller dans ce genre de filière »… Aujourd’hui, quand je vois Christophe Michalak, je me dis qu’il n’a pas l’air de ne pas avoir de capacités…(ouais, les profs peuvent, parfois, dire de grosses conneries!)
  • Du coup, je me suis tourné vers le théâtre. C’est sympa mais des fois ça paye moins que la pâtisserie. Surtout au début.
  • Je suis issue d’une famille nombreuse, aux multiples ramifications (voir mon article Le bonheur c’est simple comme un coup de fil…) Pas toujours évident à s’y retrouver dedans d’autant plus qu’on n’a pas tous la même couleur de peau (mais la même couleur de sang! 😉 )
  • Du coup, je me suis dit qu’en ayant deux enfants avec le même père, eux, au moins, auraient la même couleur. Bon, faut croire que la génétique en a décidé autrement. On nous appelle la Famille Benetton!
  • J’ai joué pendant plus de 15 ans de l’accordéon (le premier qui me parle d’Yvette…grrrr) et je suis fan de Richard Galliano. J’ai joué aussi de la trompette et je suis fan d’Ibrahim Maalouf (je ne l’ai vu que deux fois en concert cette année!)
  • Mon défi pour cette année est d’écrire mon livre. Ça fait des mois et des mois que j’emmerde tous le monde autour de moi avec ça. Faut juste que je coupe le poil dans ma main qui m’empêche de le faire.
  • Je me rend compte que je vous ai raconté beaucoup de moi, déjà…
  • Du coup, je vais essayé d’abréger un peu vos souffrances… La suite au prochain épisode!

Place aux 11 questions…

  • Il était une fois… complétez ?

…un vieux sage qui se reposait près d’un puits.
Arrive un pèlerin qui veut s’installer dans le village. Il demande au vieux :
“Dis-moi comment sont les gens de ton village. J’aimerais bien m’installer ici. Où j’étais avant, les gens sont méchants et médisants. C’est pourquoi je suis parti.
– Les gens sont les mêmes ici”, répond le sage. Et le pèlerin passe sa route.
Arrive un second pèlerin.
“Comment sont les gens de ton village ? demande-t-il à son tour au vieux sage.
– Comment étaient les gens que tu as côtoyés jusque-là ?
– Très gentils et serviables. J’ai eu de la peine à les quitter.
– Les gens sont les mêmes ici.”
Un jeune du village a assisté aux conversations.
“Je ne comprends pas, dit-il au sage, à l’un tu dis que les gens sont méchants, à l’autre qu’ils sont bons.”
Et le sage répond :
“Les gens sont comme nous les voyons !”

  • Qu’aimez-vous principalement partager sur votre blog ?

Mes expériences, mes idées, mes pensées, mes questionnements, mes illusions, mes désillusions, ma vie, mon oeuvre… 😉 Bon ça fait beaucoup de moi là-dedans… mais je me soigne!

  • Quels sont les blogs, sites et/ou sujets, rendez-vous qui vous intéressent le plus ?

Je n’ai pas de genre en particulier, je suis curieuse de tout. Tout dépend de la manière dont c’est écrit, si j’accroche ou pas.

  • Qui admirez-vous et pourquoi ?

Beaucoup de gens. Mon homme, en autres, qui malgré son (grand) âge arrive encore à se réinventer et à toujours chercher de nouveaux défis.

  • Si je vous dis《 cercle 》… vous me répondez ?

On tourne un peu en rond, non? Et si on sortait de notre zone de confort? 😉

  • Et si je vous dis《 triangle 》 ?

Il y a un truc qui ne tourne pas rond là-dedans…

  • Actions ou vérités ?

Action toujours! J’ai un peu de mal avec les vérités (bonnes ou pas) à dire…

  • En noir et blanc Ou multicolore ( ou les deux ) ?

Les deux: métisse comme moi! 🙂

  • Quand les poules auront des dents… ?

Je ferai la cuisine tous les soirs (ben quoi, j’ai un homme pour ça…)

  • C’est comme l’oiseau ?

Ça vit d’air pur et d’eau fraîche un oiseau… D’un peu de chasse et de pêche l’oiseau… Mais jamais rien ne l’empêche l’oiseau, d’aller plus haut!

  • Le saviez-vous ?

« Il faut que tu crois encore plus ce que tu crois, et quand tu commences à croire ce que tu crois, y a personne au monde qui peut te bouger ! » Van Damme

Les blogs à découvrir d’urgence…

And the last but not the least…the questions!

  1. Ce que tu préfères dans ton blog…?
  2. Ce que tu as découvert grâce aux blogs?
  3. Ton meilleur article?
  4. Petit(e) tu voulais être…?
  5. Tu deviens président de la république. La première chose que tu décides?
  6. Ton plus grand moment de solitude…?
  7. Le bonheur c’est quoi pour toi?
  8. Ton leitmotiv?
  9. Tu te vois comment/où dans 3 ans?
  10. J’ai une baguette magique et tu peux faire un voeux. Lequel?
  11. Ta meilleure blague?

Ouf, bon, j’y suis arrivée! It’s up to you now! 🙂

Putain de syndrome…

Bon, il est temps que je vous l’avoue… Je souffre d’un mal terrible qui ne se voit pas de prime abord mais qui, à la longue, peut s’avérer très douloureux, souvent néfaste pour ma santé et dont les crises finissent toujours mal. Je souffre d’une maladie qui me crée des addictions dont j’ai un mal fou à sortir. Un syndrome sûrement héréditaire puisque ma mère en était affectée également…

Je souffre… du syndrome de l’infirmière!

Mais qu’est-ce que donc que cela, me direz-vous?

Le syndrome de l’infirmière est la volonté incontrolable et la nécessité absolue de vouloir aider les gens (et parfois malgré eux…). Dès que je sens autour de moi qu’une personne est en danger, qu’il/elle ne va pas bien (ça peut aller de la mauvaise humeur chronique à la déprime régulière), je sors ma blouse de Super Infirmière, mon pouvoir de super écoute à la Super Jaimie, ma totale disponibilité et je me lance dans une opération sauvetage qui se finit très souvent en drame digne d’une tragédie grecque.

Mais voilà quelques semaines que je suis un cours pour devenir Coach Professionnel(je le serai officiellement dans quelques jours d’ailleurs! 🙂 ). Et dans ce cours, on nous a beaucoup parlé de l’écoute du coach. Cette écoute empathique qui va nous permettre de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent pour mieux l’accompagner vers la réalisation de son objectif.

Et c’est là que je me suis rendue compte que, au cours de ma vie,  j’ai souvent confondu l’empathie avec  vouloir « guérir », « soigner », « panser » les plaies de l’âme de quelqu’un qui ne va pas bien, en y mettant toute mon énergie. En gros, devenir une « infirmière » (C’est d’ailleurs assez drôle que ce soit le rôle que j’ai le plus interprété à la télévision…)

Parce que le problème dans cette affaire, c’est que ce syndrome n’est problématique qu’à cause des spécimens particuliers qui le font naître et qui le nourrissent: j’ai nommé les connards (ou connasses aussi, parce que s’il y a un domaine où la parité est respectée c’est bien ici!)

Alors, je suis allée me renseigner pour voir d’abord ce qu’était ce fameux syndrome (on ne combat que ce que l’on connait!) et aussi pour apprendre à le soigner (oui parce que je ne vais pas passer ma vie à essayer de sauver de la noyade des gens qui de toutes façons n’ont, pour la plupart, aucune envie de s’en sortir…Pas que ça à foutre moi!)

Et j’ai découvert plein de trucs intéressants.

J’ai ainsi lu :

  • qu’inconsciemment ça repose sur le besoin de se sentir plus forte, d’être une super-héroïne qui va sauver des malheureux et que c’est une manière de se réconforter narcissiquement (Ah ben on est bien avec tout ça!)
  • que dans ces tentatives salvatrices se niche un désir : « s’assurer que l’on maîtrise tout, même si on ne maîtrise rien ». (ah ben merde… C’est où que j’ai buggé?)
  • et que même, selon Psychologie magazine, Freud en a parlé dans  Au-delà du principe de plaisir (PUF, 2010), où « il analyse cette répétition névrotique de scènes que nous rejouons indéfiniment pour parvenir à franchir les obstacles contre lesquels nous avons douloureusement buté dans l’enfance et contrôler enfin la situation qui nous a autrefois abîmés. »(C’était donc ça!)

Bref,  c’est bien beau tout ça mais va falloir agir et maintenant que j’ai bien vu quel est le problème, ben j’ai plus qu’à le régler! (oui, enfin, c’est vite dit, y’a plus qu’à…)

Alors, on va me remuer tout ça pour dire enfin au revoir aux voleurs de temps et d’énergie, mieux utiliser mon écoute envers ceux et celles qui en ont besoin tout en restant à sa place (en gros, ce n’est pas à moi de donner la solution) et me dire que je peux accompagner une personne tout en lui faisant confiance, si elle le veut, elle trouvera les ressources nécessaires en elle-même, pour s’en sortir… tout seule.

Et comme dit Dostoïevski: « Il faut d’abord apprendre à vivre soi-même avant de faire la leçon aux autres. »

Je vais aller méditer là-dessus…

Oui, je sens que je vais être un super Coach! 😉

Pov’ Bichette…

L’école a été très claire la-dessus: quand un enfant est malade (un peu, beaucoup ou juste soupçonné de l’être), il ne faut ABSOLUMENT pas l’emmener à l’école.

Ok, je comprends la théorie.

Mais pour ce qui est de la pratique, j’ai plus de mal. Car par exemple, aujourd’hui ma fille ne s’est pas levée en super forme. Pas vraiment de fièvre mais le front un peu chaud… Un peu trop calme pour une enfant hyper active comme elle est d’habitude mais pas mourante non plus….  Bref, le moment où on ne sait pas distinguer entre « je suis malade », « je me sens un peu mal », je suis fatiguée » ou, tout simplement, « j’ai pas envie d’aller à l’école ».

Donc, si j’applique la théorie, je ne devrais pas la mettre à l’école. OK. Seulement voilà, dans la pratique, ben, c’est plus compliqué que ça. Aujourd’hui, je travaille et je ne peux ABSOLUMENT pas ne pas y aller. Son père est parti en déplacement et pas de famille pour me remplacer. Alors je fais quoi?

Ben au risque de décevoir certains d’entre vous (et plus particulièrement ceux et celles qui sont profs, ou mères parfaites ou même, soyons fous, les deux en même temps…), je la mets à l’école quand même! Et oui…Que voulez-vous, personne n’est parfait (et surtout pas moi). Mais pour que tout passe comme une lettre à la poste et que personne ne se rende compte de la possibilité éventuelle d’un début de maladie (du moins dans les premières heures de la journée), je explique clairement à ma fille la situation (oui toujours être honnête avec les enfants):

  • Ma bichette, je suis désolée mais tu vas devoir aller à l’école parce que je travaille et je ne peux ABSOLUMENT pas d’emmener.
  • (pleurnichant)Oui, mais j’ai mal à la tête!
  • Je sais, mais je suis sûre que ça va vite passer grâce au super médicament que je vais te donner.
  • J’ai pas envie de le prendre le médicament.
  • Euh oui mais il va bien falloir parce que je commence à être à la bourre, moi…
  • Et ben t’as qu’à pas aller travailler!
  • Oui, c’est vrai je pourrais mais  je dois y aller et puis j’aime mon travail et puis je ne suis pas qu’une maman, je suis une personne qui a droit de vivre pleinement sa vie aussi et se réaliser dans autre chose que sa vie de mère et…
  • Ok. Si tu vas à l’école je t’achète ton rubik’s cube.
  • Maman! Qu’est-ce que tu fais? Je t’attends à la porte déjà!

Comment dire… Je crois que je me suis fais carotte…

Alors oui, j’avoue. C’est bien fait pour moi puisque j’ai voulu faire entrer ma fille dans la combine du « je te donne un médicament contre la fièvre et tu dis rien » en échange d’un rubik’s cube…. Oui, je sais je suis une mère indigne… Mais ça a marché!

Alors, d’accord. C’est pas bien. Mais que celui ou celle qui n’a jamais fait ça me jette la première pierre… Alors? Personne?

Ouais, c’est bien ce que je pensais!

Bon et puis rassurez-vous. A la sortie de l’école, on aurait dit que ma fille n’avait jamais été malade. En revanche, elle se souvenait très bien de ma promesse.

La vie de mère c’est parfois simple comme un Rubik’s Cube…

Dis merci à la dame!

C’est drôle comme la même chose se dit différemment dans deux langues distinctes mais pourtant de mêmes racines… Je m’explique!

En français, quand on veut remercier quelqu’un (ou inciter quelqu’un à le faire) on « dit » merci alors qu’en espagnol, par exemple, on « donne » les mercis (dar las gracias) comme un acte de générosité, un don de soi… Et oui, ça parait pas comme ça mais une petite différence de verbe peut faire une grande différence dans l’interprétation qu’on peut lui donner!

Et depuis quelques temps, j’essaie donc de « donner » mes mercis c’est à dire de remercier de façon consciente et non comme une habitude de gentille fille bien élevée.

Car au même titre que je les donne quand j’estime que la personne en face le mérite, je m’abstiens aussi de le faire (au risque de passer pour une personne mal élevée mais « j’m’en fous pas mal! » comme chantait Piaf). Et puis, du coup, ben ça donne des situations assez intéressantes voire surprenantes parfois! Parce que, par exemple, on est habitué dans les magasins à dire merci de manière automatique (alors que des fois on aurait plus envie de donner une bonne paire de claques à la vendeuse qui nous traite comme si on la dérangeait), mais pas tant à offrir un merci sincère et franc à la serveuse qui nous a permis de passer un bon moment tant elle avait fait son travail avec joie et simplicité.

Alors oui, donnons nos mercis de forme consciente et surtout n’oublions pas de le faire! Car un simple merci peut changer l’humeur de la journée de quelqu’un. Si, si, je vous l’assure. Et puis, si on entre dans ce cercle vertueux ben tout le monde y gagne. Un effet papillon en quelque sorte pour accéder à la paix dans le monde! (Oui, je suis un peu euphorique aujourd’hui mais je ne soigne…ou pas!!! )

Ça me rappelle un conte (oui, je me la joue Jorge Bucay un peu mais je fais ce que je veux!)

Un jour, un roi, d’un pays lointain, décida de faire une exposition avec des tableaux symbolisant la paix. Il demanda donc à tous les artistes du royaume de lui faire parvenir une oeuvre qui pour eux était significative de paix. Il en reçu de toutes sortes: de magnifiques couchers de soleil, des montagnes enneigées, des portraits d’enfants qui riaient, de fabuleuses plages du bout du monde, etc…

Quand il les eut tous reçu, il décida de faire une exposition et de convier tous les artistes et la population au vernissage au cours duquel il désignerait le tableau gagnant.

Lorsqu’il annonça le vainqueur, tous restèrent interloqués. Parmi tous les tableaux magnifiques de couchers de soleil, de sourires d’enfants et de plages du bout du monde, le roi avait choisi un tableau qui représentait un champ de bataille, avec sang, morts et souffrance. Quand on lui demanda pourquoi il avait choisi celui-là, il répondit:

« Effectivement, si vous vous fixez sur la scène d’horreur, vous ne verrez rien. Mais si vous regardez en détail, vous y verrez cette petite colombe qui vole au milieu de tout ça. »

Car oui, la paix n’est pas juste d’être entouré de paix sinon de savoir traverser la vie et ses épreuves en paix…

Et puis, j’oubliais, Merci à vous de me lire! 🙂

 

 

Perrette et le pot au lait…

« Perrette sur sa tête ayant un Pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
Cotillon simple, et souliers plats. » (La Fontaine)

Je me souviens que j’avais eu un mal fou à l’apprendre jusqu’à là, ce truc. Je devais être en CE1 ou CE2 ou un truc du  genre, mais ce qui est sûr c’est que je ne voulais pas l’apprendre cette fable. Cette histoire d’une fille qui part vendre son lait et rêve de ce qu’elle va pouvoir faire avec la vente qu’elle transformera avec l’achat d’autre chose puis d’autre chose etc… Et puis à la fin (je dis pas Attention Spoiler parce que y’a prescription quand même non?), ben comme elle ne fait pas attention et qu’elle est bien distraite comme fille, ben elle fait tomber son lait et « Adieu veau, vache , cochon, couvée.. » etc… Elle rentre chez elle en chialant comme une débile parce qu’elle a tout perdu et doit tout recommencer.

Bon ben voilà. J’me présente je m’appelle Perrette…

Oui, il y a un mois, j’ai encore récidivé (pardonnez-moi parce que j’ai pêché) et j’ai passé un autre casting. Je sais, c’est pas bien mais c’est comme la cigarette, je ne peux pas m’en empêcher, à chaque fois qu’on m’en propose un, je replonge… Je sais bien que c’est pas bon pour moi (et surtout pour mon état mental) mais que voulez-vous, à chacun ses vices!  Ben quoi, je ne peux pas être parfaite non plus! Heureusement, je ne fume pas. C’est toujours ça de pris…

Et puis, ça s’était bien passé. Très bien même! Même la directrice de casting m’avait dit, qu’à son avis, j’étais parfaite pour le rôle. Alors, j’ai commencé à rêver… Je sais, j’aurais pas dû… mais comprenez-moi, c’était plus fort que moi! « J’me voyais déjà » tourner dans cette série, un rôle important en plus, un rôle de méchante mais qui a des failles, c’est pas trop de sa faute, c’est la vie qui l’a transformée comme ça et tout et tout… Bref, un rôle pour kiffer sa race, quoi! Pardon…

Et puis, c’était pour tourner loin, très loin, là où il fait chaud et pour une frileuse comme moi qui n’attend que la fin de l’hiver parce que « j’ai froid tout le temps et j’arrive pas à me réchauffer », c’était « la cerise sur le gâteau ». Enfin, non il y en avait une autre de cerise sur le gâteau, l’idée que je pouvais peut-être en profiter pour faire un voyage de ouf avec les monstres et Monsieur et ça ben « j’achète » comme dit l’autre.

Bref, tout comme Perrette, j’étais sur mon chemin, rêvant à tout ce que j’allais pouvoir faire et pouvoir vivre quand soudain, il y a deux jours, j’ai reçu un mail. De ces mails qui ne sont même pas personnalisés mais qui vous disent clairement que ben « redescend sur terre cocotte parce que on va pas te donner le rôle. Allez salut et bonne année au fait! Ou pas… »

Du coup, « adieu veau, vache, cochon, couvée… », « vous retournez à la case départ, vous ne touchez pas 20.000 », et vous tombez comme une merde en pleurant toutes les larmes de votre corps en vous disant que vous ne valez pas grand-chose.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ben non, sinon « Bonjour Tristesse »! Le malheur des uns favorise l’humour des autres, parfois!

Ce soir, alors que je suis encore en train de me plaindre pour la énième fois que je n’ai trop pas de chance, mon fils me regarde et avec son sourire malin me sort: « Ben oui Maman, qu’est-ce que tu veux, ta chance, elle est sûrement partie boire un verre au bar du coin! ». Euh…Pardon? Sur ce, ma fille trouve une pièce par terre et mon fils de continuer: « Ben t’as vu, apparemment celle de Julia n’est pas avec la tienne ou elle a arrêté de boire! ». Je l’ai regardé étonnée mais c’est vrai que je n’ai pas pu m’empêcher de rire.

Puis plus tard, alors que je parle d’une amie qui retrouve ses copines tous les vendredis soirs pour boire un verre: « Ah oui? Elles y retrouvent sûrement ta chance aussi! » Il est con ce gosse! C’est pour ça que je le kiffe!

Ok, ok j’ai compris… J’ai toujours pas le rôle mais mon fils développe son sens de l’humour et de la dérision. C’est toujours ça de pris! 🙂

 

 

 

 

Ce que réservent les vacances scolaires…

La période des vacances scolaires est idéale pour se mettre à jour des films d’animation et autres Disney.

D’abord parce qu’on n’a pas vraiment le choix vu que faut bien occuper les enfants qui commencent à s’ennuyer ferme au bout d’un moment malgré les (trop?) nombreux cadeaux reçus à Noël (soi-disant venant d’un monsieur à la longue barbe en qui ils ne croient plus mais ils ne veulent pas nous le dire de peur de ne plus avoir de cadeaux alors ils simulent des « ohhhhh » tandis que nous simulons des « il est parti par là… »).

Ensuite parce que cette période est aussi celle où l’activité générale est totalement (ou presque) ralenti voire arrêtée, ce qui nous permet de prendre des jours de vacances sans remords et ainsi passer de très bons moments de partage avec les monstres… pardon, avec les enfants!

Suivant donc cette logique, et dans un désir de passer pour des parents parfaits (que nous ne sommes pas, bien évidemment, mais c’est bien aussi de se le faire croire, certains croient bien au Père Noël alors…), nous (oui parce que Monsieur aussi s’y est collé alors qu’il ne supporte pas quand les gens chantent mais il a découvert il n’y a pas longtemps que quand les personnages chantent ben ils racontent aussi une histoire… Oui, toute une éducation Disney à faire…Enfin bref…) nous nous sommes donc attelé à la tâche des après-midi cinéma avec parfois option pop-corn (soyons fous!).

La semaine dernière, nous avons vécu une folle aventure avec « Tous en scène »(Sing) avec une séance au cours de laquelle les enfants (et les parents aussi je dois dire…) se levaient pour danser et applaudissaient comme s’ils étaient dans un vrai spectacle. Ce qui permet de sortir du cinéma avec une sensation de bien-être absolu en chantant tous en choeur du Elton John (même que les enfants étaient étonnés de voir qu’on connaissait les chansons du film, du coup, on est passé, en plus de parents parfaits, pour des parents super cool, y’a rien là? 🙂 ).

Cette semaine, rebelote donc, avec le dernier film Disney « Vaiana ». Et là, bon, les premières minutes du film, pas de surprise, c’est bien un Disney avec une mécanique super bien réglée et efficace. On se dit que ça va chanter (Monsieur commence à avoir le poil qui se hérisse mais ça va lui passer…), que c’est quand même vachement beau ce qu’ils arrivent à faire en animation parce que les couleurs et les paysages sont justes magnifiques et que l’histoire, ma foi, n’est pas transcendante mais on s’y laisse embarquer. Je me cale, donc, dans mon fauteuil pour passer une heure et quelques tranquillement, lorsque soudain… Elle entre en scène. Sauf que Elle n’est pas le personnage principale, non, même si la jolie et gentille Vaiana qui va sauver son peuple et tout et tout est très bien, là n’est pas le problème… Quand je dis Elle je parle de Tala, la grand-mère de Vaiana. Et là, c’est le choc! On dirait MA grand-mère, Maman Nini! Mais quand je vous dis « on dirait », c’est, d’un coup, l’impression que c’est elle qu’ils ont pris comme référence tant la ressemblance est frappante et pas seulement physique. Dans ces sourires, son côté indépendante et anti-conformiste, son côté fou aussi, une femme qui trace sa route sans s’occuper de ce que peuvent bien penser les gens et qui aimerait bien que sa petite fille en fasse autant: qu’elle écoute son coeur et qu’elle découvre qui elle est vraiment. Même Monsieur s’est redressé sur son siège. On s’est regardé et en même temps on a dit la même chose: « C’est Maman Nini! ». Et puis, la complicité entre Vaiana et Tala est la même que celle que je pouvais avoir avec ma grand-mère… Et lorsque (Attention spoiler mais c’est au début du film alors je ne sais pas si c’est vraiment un spoiler… enfin bref…) sa grand-mère « part » comme la mienne est partie il y a un peu plus d’un an, j’avoue que j’ai versé ma petite larme tant l’émotion était grande et connue…

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19566582&cfilm=225958.html

Alors voilà, ce n’est pas le film du siècle et loin d’être le meilleur Disney (en plus les chansons ne sont franchement pas au niveau de celles des derniers films) mais rien que pour l’émotion qu’il m’a donné, ce film restera un de mes préférés. Et puis du coup, je me dis que chaque fois que je voudrais revoir ma grand-mère, je pourrai toujours revoir le film! Et ça c’est quand même chouette!

Alors, vive les vacances scolaires et vive Disney! 🙂

 Je crois en une vie après la mort, tout simplement parce que l’énergie ne peut pas mourir; elle circule, se transforme et ne s’arrête jamais.  ” Albert Einstein